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La décision d'arrêter la course n'a pas été facile à prendre, mais 24 heures après, je pense que c'était la bonne. On a été cueilli à froid par un grain de 30 noeuds durant la procédure de départ. Je voyais mes voiles neuves pour la transat se faire maltraiter, la gaine de la drisse de foc qui explose, et là Etienne qui me demande : tu es sûr de vouloir y aller ? Car si on y va, il faut pas y aller à moitié, (ce qui de toute façon est tout aussi risqué pour le matériel). Bon, il pousse la barre, on rentre au port, il y a déjà 3 bateaux à quai, dont un qui a flambé son mât. Au cours de l'après-midi, les abandons se succèdent, en particulier les 2 autres bateaux qui sont inscrits pour la Transat. Au milieu de la nuit, deux bateaux se déroutent sur la Rochelle, dont Peter Laureyssens, le skipper d'Ecover qui faisait équipier de luxe sur un Pogo 2. Et vers 11heures du soir, le Cross qui appelle la direction de course : un des concurrents a lancé un MAYDAY. C'est un bateau qui avait abandonné et qui s'est fait prendre par un train de déferlantes à l'entrée de la Gironde. il s'est fait rouler, le mât a explosé. Le Cross a envoyé un hélico sur place et deux vedettes de la SNSM. C'est finalement en remorque derrière un bateau de la SNSM qu'ils reviendront sains et saufs à Port-Medoc. Et la météo pour lundi soir est pas terrible. Un bulletin météo spécial a été lancé avec force 7 passagèrement F 8 avec rafales à 45/55 noeuds et des creux de 3-4 mètres. Donc voilà, en bout du compte, je pense que la décision d'arrêter était sage, même s'il n'est jamais plaisant d'abandonner. Hervé à Port-Medoc sous la pluie et par 17°. Franchement je pense pas que 2007 sera une grande année pour le Bordeaux... |